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Dur de trouver un emploi

Les Nouvelles Calédoniennes. Publié le mercredi 28 mars 2012 à 03H00

 

Présente à La Foa, Bourail, Boulouparis et Thio, l’Association solidarité handicapés pointe les difficultés pour son public d’accéder au monde professionnel. Sur quarante-cinq personnes accueillies, seules deux ont trouvé un emploi, faute de postes adaptés.

A la laverie de l’ASH, Monique et Vanessa Némouaré et Corinne Païmen, des travailleuses en situation de handicap, lavent, sèchent et repassent le linge de maison.

 

Quarante-cinq personnes sont accueillies aujourd’hui par l’Association solidarité handicapés (ASH), installée sur La Foa avec trois antennes à Bourail, à Boulouparis et à Thio. Objectif de ses quatorze employés : regrouper, recenser et suivre les personnes en situation de handicap.
La structure de La Foa en accueille une quinzaine à elle seule, quatre jours par semaine, hors vacances scolaires, sur le site de la zone industrielle de Méaré, où l’ASH dispose d’un terrain en location. Pour ce public jeune (la plupart ont moins de 30 ans), l’objectif de l’association serait de l’entraîner vers une intégration professionnelle. « L’idéal, ce serait d‘orienter ces jeunes vers des stages pouvant déboucher sur un emploi », explique Sarah Leborgne, l’éducatrice spécialisée de l’ASH.

Autonomie. Or, à ce jour, un seul contrat à durée indéterminée a été signé et un contrat à durée déterminée est en cours. « Dans les entreprises, il n’existe pas beaucoup de structures qui leur sont adaptées et ils sont intégrés directement sur des postes pour personnes valides. Ils ont du mal à se repérer et à exprimer leurs compétences », poursuit Sarah Leborgne.
Pour pallier cette situation, l’association travaille en partenariat avec les institutions comme la province Sud, l’Institut pour le développement des compétences (IDC) ou encore le Service emploi et formation (Sef) et les entreprises privées. Dans cet objectif d’intégration et d’orientation, l’ASH propose chaque semaine un emploi du temps complet, avec des activités sportives, des travaux manuels et des ateliers occupationnels. « Ces ateliers ont été mis en place pour leur donner de l’autonomie dans l’hygiène, la sécurité, dans la gestion d’un budget, dans le maintien des acquis et dans les choses de la vie courante », indique Sabrina Latoupie, la directrice.

Agrandissement. Au centre de Méaré, il existe également un atelier « espaces verts » et l’association s’est rapprochée du centre de formation professionnelle et de promotion agricole (CFPPA). Pour cet atelier, les jeunes réalisent des contrats au profit de
particuliers.
Réunie samedi dernier en assemblée générale, à La Foa, l’association sera très active cette année, puisqu’elle va monter son projet d’établissement. « Nous ferons le tour de toutes les structures existantes pour remonter les besoins des familles, afin d’adapter l’accompagnement. C’est une obligation pour répondre aux exigences des financeurs comme la DPASS », justifie Sabrina Latoupie.
Des projets de déplacement et d’agrandissement des locaux sont aussi en cours d’étude.

 

Repères

Laverie à la demande
L’atelier laverie de l’ASH, à La Foa, s’est installé cette année dans un nouvel espace, plus approprié. Monique et Vanessa Némouaré, ainsi que Corinne Païmen, des travailleuses handicapées, y lavent, sèchent et repassent le linge de maison, sous la responsabilité de Mireille Raguet, accompagnatrice technique dans l’initiation à caractère professionnel. « Le principe est simple : les clients déposent du linge au local et, selon leur demande, il est lavé, séché et repassé. Les fonds récupérés servent à l’autofinancement de la structure », indique Mireille. Pour les trois filles employées, le travail est gratifiant : « Le linge est pesé et trié selon les couleurs, puis lavé, séché et repassé. Quand le client vient le chercher, on fait une facture par rapport au linge lavé. »
Contact : 92 40 43 ou 41 24 58. Une laverie du même type existe à Thio : 43 57 79.

Faciliter l’intégration
Créée le 18 mai 1999 par Patricia Roy, à la tête d’un groupe de personnes voulant s’investir dans le monde des personnes handicapées, l’association était installée, au départ, au centre de retraite Kiwanis. Aujourd’hui, un local est construit près de cet établissement au profit de l’association, qui loue également un terrain dans la ZI de Méaré. L’ASH permet également l’accessibilité et l’intégration des handicapés dans leurs communes, à l’école, pour un emploi, un stage ou une formation, ainsi que le soutien aux familles. L’accompagnement, parfois à domicile, se fait autour de projets personnalisés favorisant l’autonomie dans les actes de la vie quotidienne. Infos : 43 84 63.


De notre correspondant, Edmond Jarzabek



28/03/2012
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