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Etudiants en mal d'inscription

Chaque année, à Paris, deux salons, organisés par Studyrama et par le magazine L'Etudiant, accueillent les étudiants qui, pour différentes raisons, ne se sont inscrits à aucune formation avant les vacances. Alors que dans la plupart des établissements les inscriptions sont closes et que les cours ont repris dans une partie d'entre eux.

"Il y a deux grands groupes : ceux qui ne savent pas ce qu'ils veulent faire et ceux qui ont fait le choix de se réorienter", explique Nicolas Fellus, un des responsables du salon Studyrama. Parmi les retardataires, il y a, par exemple, des bacheliers qui pensaient ne pas réussir l'examen et n'avaient donc pas fait de démarches pour s'inscrire. Egalement, ceux admis nulle part, comme Thibault et Mickaël, 19 ans, tout juste sortis d'un bac STI (sciences et technologies industrielles). "Les réponses négatives sont arrivées au fil de l'été. Jusqu'à septembre, on ne savait pas si on serait pris. On se donne jusqu'à la fin du mois pour trouver quelque chose. Sinon, on cherchera un emploi", expliquent les deux amis.

Autres cas, ceux qui cherchent à se réorienter, comme Benjamin, 17 ans, qui a obtenu son bac S (scientifique), en juin. Il a fait toutes les démarches à temps pour entrer dans un IUT de génie électrique et informatique industrielle, mais... "J'y suis allé le premier jour et ça ne m'a pas plu du tout ! J'essaie donc d'entrer dans un autre IUT, mais il n'y a plus de place. Et je ne veux pas passer une année sans rien faire, parce que c'est mauvais pour le CV." Certains ont mis plus de temps à se rendre compte de leur erreur. "Je me suis ramassée aux exams à la fac de droit !, résume Diba, 19 ans. Maintenant, je cherche un employeur qui accepte de me prendre en alternance. Mon école ouvre dans dix jours, si je n'en trouve pas, je ne pourrai pas y aller."

Chaque rentrée, ces deux salons accueillent près de 30 000 visiteurs. La quasi-totalité des exposants sont des écoles privées qui, en septembre, n'ont toujours pas fait le plein d'élèves. Beaucoup de ces établissements proposent des formations commerciales. Attention cependant à certains d'entre eux, souvent peu reconnus et aux débouchés incertains. En outre, le prix à payer risque d'être élevé : plus de 7 000 euros l'année pour certaines formations.

Morgane Tual

LE MONDE | 06.09.08 | 15h19  •  Mis à jour le 06.09.08 | 15h19





04/10/2008
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