Après Blog Service

Après Blog Service

Jubilé Karembeu

Article paru le 31/05/08 dans les Nouvelles Calédoniennes.
Plus d'infos sur le Jubilé Karembeu sur //www.info.lnc.nc/


« Zizou a dansé le pilou avec nous »


Avant le « Jour K », Christian Karembeu s’est plié au jeu de la conférence de presse, hier soir à l’hôtel Méridien. Au-delà du football, il s’est confié sans réserve.





Les Nouvelles calédoniennes : Vos coéquipiers parlent sans cesse de votre respect pour les vieux. En invitant vos coéquipiers ici, quel message avez-vous voulu faire passer ?
Christian Karembeu :
Je voulais déjà leur faire partager mon quotidien et c’est ce qu’ils ont vécu pendant trois jours assez denses. C’est un privilège qu’ils soient là. Ils ont partagé ce que je suis, d’où je viens. Ils ont foulé la terre calédonienne et j’en suis fier.

LNC : Comment s’est passée cette journée à Lifou ?
C.K. :
J’espère que ça restera dans leur mémoire, cet environnement, cette ambiance. Certes, c’est pour le jubilé, mais en tout cas mes partenaires ont offert un cadeau à la Nouvelle-Calédonie en venant ici.

LNC : Ne trouvez-vous pas dommage que Zinedine Zidane ne soit venu ni au centre Tjibaou ni chez vous, à Lifou ?
C.K. :
Quand je l’ai invité, je l’ai invité pour mon jubilé. C’est dans ma logique de le laisser tranquille pour que demain il nous fasse tous rêver. Il l’a démontré à Tahiti en faisant un nombre incalculable de gestes techniques. C’était beau à voir et j’espère qu’il fera la même chose aujourd’hui. Même s’il n’a pas été avec nous dans tous ces lieux, il nous a accompagnés. Ce qui m’a plu, c’est qu’il accepte de venir ici. Zizou a dansé le pilou avec nous. C’est bien ça, le principal, le fait qu‘il soit là, qu’il ait participé au bain de foule, est assez noble.

LNC : Votre jubilé correspond à l’anniversaire des accords de Matignon et de l’accord de Nouméa. Dans quel état trouvez-vous la Calédonie aujourd’hui ?
C.K. :
J’espère qu’on ne va pas attendre dix ans encore pour nous prononcer sur le destin du pays. Je crois que nous sommes en plein mûrissement, en phase avec nous-mêmes, avec l’avenir, avec un destin commun. Le corps électoral gelé est une bonne chose. Il faut s’appuyer sur ces accords pour continuer à vivre ensemble et construire le pays.

LNC : Comment voyez-vous l’avenir de la Nouvelle-Calédonie ?
C.K. :
Les Néo-Calédoniens décideront de leur avenir. Je serai là pour les appuyer, pour aider, mais en même temps je suis proche de cet avenir. Ma famille vit ici et je crois que ma génération a tout fait pour que la paix règne et que la logique des accords soit respectée. Demain, nos enfants iront à l’école ou au Sénat. À eux de poursuivre ce chemin. Ce n’est pas facile mais nous avons laissé trop de morts pour que la Nouvelle-Calédonie soit à nouveau tachée de sang.

LNC : Êtes-vous partisan de l’indépendance ?
C.K. :
Partisan n’est pas le bon mot. Les gens n’ont pas besoin d’employer ces mots. On est naturellement comme ça. C’est le sens même de la culture kanak. Je prône la paix et l’ouverture. L’exemple du football est éloquent, il est fait de partage, d’éducation et de vie en communauté.

LNC : Vous affrontez une équipe océanienne et notamment des joueurs calédoniens. Il était important de les faire participer ?
C.K. :
Oui, c’est un clin d’œil à tous. Ils joueront un quart d’heure et, après, nous alignerons une bonne équipe, pour que la rencontre soit la plus animée possible.

Christophe Chohin


01/06/2008
0 Poster un commentaire

A découvrir aussi


Inscrivez-vous au blog

Soyez prévenu par email des prochaines mises à jour

Rejoignez les 125 autres membres