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L’emploi, fer de lance de la jeunesse


 
A l’initiative du service enseignement de Canala et avec l’appui des organismes en charge de la formation et du développement de la province Nord, le premier Carrefour des métiers a rassemblé plus d’une centaine de jeunes sur l’esplanade de la médiathèque. La journée sera reconduite l’an prochain.

Plus d’une centaine de jeunes, de 16 à 25 ans, de toutes les tribus de la commune, ont pu rencontrer les représentants des centres de formation et des employeurs de la province Nord. De la Mission locale d’insertion des jeunes (MLIJ), au CAP Emploi, en passant par le Centre de formation aux techniques des métiers de la mine et des carrières, de la gendarmerie, du CFPPA, du programme Cadres Avenir ou encore de l’ADIE, de la DDE et de Nouvelle-Calédonie Initiative. Et ce, dans le but de préciser une orientation scolaire, une formation professionnelle ou encore de préparer et de faire mûrir un projet de développement économique. Cette opération sera dorénavant organisée chaque année à Canala pour la satisfaction de tous.
« Ce n’est pas parce que des petits groupes de jeunes sans repères mettent la pagaille à Canala qu’il faut oublier les attentes et les espoirs de l’immense majorité de la population », a expliqué en substance Jean-Marie Chouron, adjoint au maire Gilbert Thyuienon, lors de son discours d’ouverture du Carrefour des jeunes, mercredi matin.
Ce discours a été repris par Mathias Thyuienon, chef du district coutumier, que l’on a senti ému. Il a brossé l’histoire politique de Canala en rappelant que « Napoléon III avait souhaité en faire la capitale de la Nouvelle-Calédonie, que les vieux se sont donnés beaucoup de mal pour construire et transmettre, qu’il y a eu les accords de Matignon-Oudinot et l’accord de Nouméa. Il y a très peu de temps, les représentants des pays membres du Fer de Lance s’y sont retrouvés. Si les vieux ont construit, leur travail doit être poursuivi, et c’est le sens de cette journée. »
Sophie Malo, responsable de la formation à la mairie de Canala, accompagnée de Francesca Dathieux, a impeccablement préparé l’organisation et le bon déroulement de cette journée. La matinée était destinée aux demandeurs d’emploi et aux adultes, l’après-midi aux jeunes scolarisés.

Ce n’est pas parce que des petits groupes de jeunes mettent la pagaille à Canala qu’il faut oublier les espoirs de l’immense majorité.

La plupart des jeunes hommes se sont bousculés au stand du Centre de formation aux techniques de la mine et des carrières (CFTMC) de Poro. Même si, comme l’a expliqué Geneviève Henri, déléguée de Cap Emploi sur le secteur, il faut être prudent avec la démobilisation.
Les jeunes femmes, elles, ont globalement fait le tour de tous les stands. Titulaires de différents niveaux de formation, elles se sont montrées très attentives aux informations qui leur ont été communiquées, car elles ont toutes la même attente d’une vie professionnelle intéressante.
Certaines d’entre elles auront, certes, besoin de suivre des stages afin d’effectuer une première expérience professionnelle qui les rendra plus employables. Et c’est en cela que les acteurs publics et privés ont une mission d’accueil à remplir qui relève de la citoyenneté.
D’autres auront besoin de préparer un DAEU (Diplôme d’accès aux études universitaires) pour pouvoir repartir en formation dans des universités et IUT, sous réserve que cette préparation puisse se faire à Canala. Au cours de cette matinée, un père de famille a même appris qu’il était en mesure de faire partie de la promotion 2011 de Cadres Avenir, puisqu’il bénéficie d’une expérience professionnelle et d’un projet tout à fait recevables. De son côté, une jeune fille, licenciée en lettres, évoque le projet de devenir professeur d’anglais d’ici deux ans.
En fin de matinée, Pascale Cottereau-Reiss, chargée de mission pour l’Observatoire de la santé en province Nord, a restitué une enquête psychosociale réalisée auprès des 18-30 ans de la province.
Certaines informations sont stupéfiantes : l’étude fait ressortir le fait que le revenu moyen d’un jeune kanak est, quel que soit son diplôme, souvent inférieur, à âge et sexe équivalents, au revenu moyen des jeunes d’autres ethnies.
D’autres constats bousculent les idées reçues. Ainsi, les jeunes sont très fortement influencés par la famille dans la détermination de leur parcours. Et la majorité d’entre eux ont reçu une éducation coutumière qu’ils souhaitent transmettre à leur entourage.
Cette journée, riche d’enseignements et porteuse d’espérances, sera reconduite l’an prochain.



08/11/2010
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