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Le Musikaly secoue le Kuendu Beach

 
Samedi, dans la plaine du Kuendu Beach, le grand festival de fin d’année, le Musikaly, a drainé les foules : 14 000 personnes selon la police, entre 20 000 et 25 000 selon les organisateurs. « El Diablo », Kassav et Israel Vibration ont tenu toutes leurs promesses.

 

 

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De samedi matin 9 heures jusqu’à 3h30 du matin, dimanche, c’est à un véritable marathon auquel les festivaliers se sont attelés.

 


Depuis deux ans, et le dernier festival organisé par l’USTKE en hommage à Kiki Karé, la plaine du Kuendu n’avait pas vécu telle agitation. De samedi matin jusqu’à dimanche, vers 3h30, une douzaine d’artistes et de groupes se sont succédé dans un marathon musical, devant près de 20 000 personnes.
Passé les quelques gouttes de pluie matinale, le festival a démarré tranquillement avec des artistes locaux, suivis par les premières stars. Sous un soleil de plomb, Baobab, Brahim, MC Janik puis Admiral T ont préparé le public, qui arrivait progressivement, à l’arrivée des têtes d’affiche. Peu nombreuse en ce début d’après-midi, l’assistance a pris doucement ses marques, par petits groupes éparpillés dans la plaine. Pendant les changements de plateaux, entre les concerts, l’ambiance était assurée par le célèbre Black roots, épaulé par MC Janik.

Endiablés. Vers 16h30, l’invité de marque, Jencarlos Canela, alias « El Diablo », a fait son entrée sur scène, sous les cris hystériques de ses fans. D’un coup, la plupart des groupes assis se sont levés et rapprochés de la scène. Les rythmes latinos endiablés de l’acteur ont fait danser, des jeunes enfants aux mamies. Charmeur, « El Diablo » a adressé des paroles d’amour au public calédonien fou de joie d’entendre la star parler français : « Je voudrais vous garder avec moi dans mon cœur pour toujours. Mais ce n’est pas possible. Ah les filles… Les filles, les filles de Nouvelle-Calédonie, vous êtes belles ! Et vous le savez… »

 Je voudrais vous garder avec moi dans mon cœur pour toujours.

Chacun de ses titres était ponctué par les hurlements des groupies. Après une demi-heure de show, le chanteur a voulu rendre hommage à une de ses idoles : Bob Marley. Avec ses deux choristes, il a entonné a capela One Love avant d’enchaîner avec ses musiciens Is This Love, No Woman No Cry et enfin Could You Be Loved avec le drapeau du FLNKS sur l’épaule. Il a ensuite terminé son show par des morceaux issus de la série télé et quelques reprises. « C’était trop choc ! » criaient de joie des jeunes filles, pas encore remises du spectacle, après son concert.

 Survoltés. Au crépuscule, après la pause technique, c’est Kassav qui a investi la scène. Comme ils l’avaient promis, les Antillais ont produit un spectacle survolté digne du concert organisé à l’occasion de leurs 30 ans, l’année dernière au Stade de France. Rompu à l’exercice, le groupe a joué avec le public, le faisant chanter ou danser à sa guise, utilisant la foule comme un instrument, pour ponctuer des breaks dans les morceaux. L’ambiance était électrique.
Le changement de plateau avant les concerts suivants a été, cette fois, accueilli avec plaisir, tant la nécessité était grande de se reposer après la folie Kassav. William Balde et Pierpoljak, amis de Flamengo, l’organisateur du festival, ont alors pris la suite. Malgré un son très propre et une bonne prestation musicale, les deux chanteurs, l’un après l’autre, ont éprouvé des difficultés à remuer le public. Pas facile de passer après Kassav. L’atmosphère était parfois un peu lourde, tant les chanteurs semblaient désarmés face à l’inertie de la foule. Jeff Joseph, chanteur de zouk expérimenté, parvenait ensuite à peine à réveiller le public, impatient de voir Israel Vibration, les derniers sur la liste.
Ce n’est que vers 2 heures du matin que les stars jamaïcaines ont enfin fait leur entrée sur scène, sous un tonnerre d’applaudissements. Israel Vibration a fourni une prestation impeccable, alternant vieux tubes et sorties récentes, reprises en chœur par un public conquis d’avance. Impressionnants, les deux papys atteints de poliomyélite se déhanchaient avec beaucoup d’agilité sur scène, à l’aide de leurs béquilles.
Ils ont clôturé en beauté un festival éprouvant physiquement - plus de dix-sept heures de musique pour les plus endurants - mais de grande qualité.

Alexandre Wibart



13/12/2010
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