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Les entreprises ne craignent pas la crise

La Calédonie subit la crise mondiale, mais de façon très atténuée. 60 % des chefs d’entreprise sondés par la CCI estiment en être épargnés. Et même ceux qui s’estiment touchés gardent majoritairement espoir d’une amélioration avant la fin de l’année.

La Calédonie traverse sans gros bobo la crise mondiale. Des institutions comme l’IEOM et l’ISEE (*) l’avaient déjà fait remarquer chiffres à l’appui. La Chambre de commerce et d’industrie vient confirmer cet état de fait en publiant une enquête téléphonique effectuée auprès de 300 chefs d’entreprise représentatifs des différents secteurs d’activité.
Il en ressort que la majorité des entreprises consultées se considèrent comme non touchées par la crise. Et même celles qui la subissent restent optimistes à l’horizon 2010. Tout le monde n’est évidemment pas logé à la même enseigne et les petites structures restent les plus vulnérables.
Premier enseignement de ce sondage effectué entre le 3 et le 5 juin par le cabinet I-Scope, 40 % des chefs d’entreprise interrogés se disent touchés par la crise (60 % ne la ressentent donc pas, et 33 % s’en croient même protégés). Secteur le plus impacté, le commerce (51 %), suivi du tourisme (50 %) et de l’industrie (45 %). En revanche, seulement 34 % des entreprises du BTP s’estiment atteintes, et 32 % des entreprises de services.

Tout le monde n’est pas logé à la même enseigne et les petites structures restent les plus vulnérables
Depuis combien de temps la crise se fait-elle sentir ? Moins de six mois, répondent la moitié de ceux qui la subissent. Il n’y a que dans les îles, où le tourisme est prépondérant, que l’impact est plus ancien (un an environ).
La grande majorité de ceux qui se disent touchés ont subi une baisse de leur chiffre d’affaires (76 %). D’autres évoquent une stagnation (13 %) et 11 % n’observent qu’une croissance plus lente.
Les principaux remèdes mis en place dans les entreprises touchées sont des efforts de réduction des charges, des reports ou des diminutions d’investissement, et un renfort des actions commerciales. Les licenciements ou les réductions d’effectifs sont des options marginales.
Reste que, selon André Desplat, président de la CCI, qui a présenté ce sondage, huit chefs d’entreprise sur dix pensent que leur situation va s’améliorer avant la fin de l’année. À l’inverse, un seul sur dix pense qu’elle va se détériorer encore.

(*) Institut d’émission d’outre-mer, Institut de la statistique et des études économiques.

Philippe Frédière, LNC 02 juillet 2009

Tourisme en baisse en 2009  
Entre 2007 et 2008, le tourisme a connu une très légère augmentation (0,3 %). Mais il a connu un franc recul lors des quatre premiers mois de 2009 (-6,2 %).
En fait, la situation du secteur cache de grosses disparités. Le marché japonais s’est effondré en 2008 (-25 %) et continue de reculer en 2009
(- 11,7 %) sur les cinq premiers mois. Même chose pour le marché australien, (-8 %) en mai 2009. Quant au marché néo-zélandais, c’est la chute libre (-46 %) en ce début d’année.
Autant dire que les hôtels et les prestataires de services spécialisés dans la clientèle japonaise sont dans une situation très difficile.
Mais dans sa globalité, le secteur garde la tête hors de l’eau grâce au tourisme en provenance de Métropole qui a continué à progresser. Or les Métropolitains viennent en général pour un mois. Et même s’ils passent souvent une partie de leur séjour en famille, ils consomment tout de même des nuits d’hôtel pour visiter le pays. Résultat, 114 000 nuits d’hôtel pour les « Métros »
en 2008 contre seulement 80 000 pour les Japonais dont les séjours durent une petite semaine.
Dans la mesure où le tourisme métropolitain est presque toujours familial, les professionnels estiment qu’il a peu de chances de régresser.

Le ciment tient le choc  
Il s’est vendu 55 000 tonnes de ciment au cours des quatre premiers mois de 2009. C’est une baisse de 2,5 % par rapport à la même période de 2008, de laquelle ont été retranchés les gros volumes consommés alors par le chantier de l’usine du Sud. Après la surchauffe du secteur due au grand chantier du Sud, on est revenu à des volumes d’activité normaux. Simplement, les carnets de commandes des entreprises du BTP ne sont plus complets à l’horizon d’un ou deux ans, mais à trois ou quatre mois, ce qui, là encore, est dans les standards du secteur.



02/07/2009
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