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M. Sarkozy à Nouméa : "N'ayez pas peur de la République française"

Le Monde.fr 26.08.11 | 13h16   •  Mis à jour le 26.08.11 | 13h16

 

Nouméa Envoyé spécial - Arnaud Leparmentier

C'était vendredi matin 26 août, lors de la cérémonie d'accueil de Nicolas Sarkozy devant le Sénat coutumier, qui représente les huit aires coutumières kanakes de Nouvelle-Calédonie. "Monsieur le président, n'ayez pas peur des Kanaks", lance Pascal Sihaze, le président du Sénat coutumier au chef de l'Etat. "Monsieur le président, n'ayez pas peur de la République française", lui répond M. Sarkozy, qui affirme qu'il vient "en toute humilité" pour dire combien il respecte le Sénat et la culture de ses membres.

Nicolas Sarkozy a débuté vendredi la première visite de son quinquennat en Nouvelle-Calédonie, après un saut à Pékin. Il y restera jusqu'à dimanche. Son programme reflète les défis d'un pays où, selon lui, une "mèche toute petite" peut provoquer "le grand incendie". Après les affrontements qui ont fait début août quatre morts sur l'île de Maré, il a invoqué l'ordre républicain. "Ici, en Nouvelle-Calédonie, on n'assassine pas quelqu'un sans avoir à en rendre compte", a mis en garde M. Sarkozy, qui a annoncé l'envoi de 35 policiers supplémentaires à Nouméa, la construction d'un nouveau centre pénitentiaire, un plan de lutte contre l'alcool et la création d'un groupe d'intervention régional contre la drogue. Voilà pour la partie répressive.

Samedi, la matinée sera consacrée le matin à la visite du chantier de l'usine de nickel au nord de l'île à Koné. Un investissement de 5 milliards de dollars est censé créer plusieurs milliers d'emplois. Dans la soirée, M. Sarkozy inaugurera les Jeux du Pacifique. Enfin, dimanche, le chef de l'Etat français doit exposer sa vision de l'avenir du Caillou, qui doit se prononcer sur son avenir par référendum, entre 2014 et 2018.

M. Sarkozy, partisan du maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la République, veut éviter "un tout ou rien". "Je suis convaincu qu'y compris dans le camp indépendantiste, il y a un attachement à la France, à l'histoire commune, et il y a même de l'inquiétude à l'idée de s'en séparer", a-t-il déclaré, tout en assurant que l'Etat serait un partenaire "loyal" dans l'application des accords de Nouméa de 1998, qui encadrent le transfert de compétences à la Nouvelle-Calédonie.



28/08/2011
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