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Pénurie de médicaments

Les Nouvelles Calédoniennes. Publié le samedi 26 mai 2012 à 03H00

Deux médicaments antirétroviraux (ATR) utilisés pour le traitement des infections liées au VIH/SIDA sont maintenant introuvables dans le pays, alors que l’incidence du VIH/SIDA serait la plus élevée de tout le Pacifique.

Les médicaments antirétroviraux (ARV) ne peuvent pas guérir la maladie, mais peuvent empêcher le virus de se répliquer.

 

Une nouvelle cargaison devrait arriver du Danemark dans un mois. En attendant, les services de santé offrent des médicaments de substitution reconnus et acceptés par l’Organisation Mondiale de la Santé. Il faut savoir que les antirétroviraux sont des médicaments qui agissent sur le VIH en interférant avec son cycle de reproduction. Trois principales classes de médicament existent et le traitement utilise une combinaison de trois médicaments ; il en manque deux en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Secours. Selon Nick Dala, directeur des programmes au Département de la Santé, cette pénurie serait due à l’augmentation du nombre de personnes qui suivent des traitements antirétroviraux. Mais la situation n’est pas désespérée et les secours arrivent. « Nous avons déjà envoyé 15 millions de kinas (7 millions de dollars) que nous a donné le gouvernement, » explique Nick Dala. « Les médicaments sont déjà commandés et sont en instance de départ sur un quai de Copenhague. Le voyage jusqu’en Papouasie-Nouvelle-Guinée prend six semaines, mais nous avons demandé d’accélérer la manœuvre et la cargaison devrait arriver dans quatre semaines, nous devrions les avoir d’ici la quatrième semaine. »
L’incidence du VIH/SIDA en Papouasie Nouvelle-Guinée serait la plus élevée de tout le Pacifique. Pour faire face à la situation, le pays a réorganisé les centres de traitement. « Nous avons près de 15 000 personnes séropositives qui sont enregistrées dans les 85 centres de traitement à travers le pays. Certains centres sont très reculés et sont alimentés par les principaux centres de traitements des districts et des provinces qui eux sont au nombre de cinquante-quatre. » Quant à savoir si le virus était maintenant en régression en Papouasie-Nouvelle-Guinée, le directeur répond qu’il n’ont pas d’idées précises de la situation depuis le début de l’épidémie. « Le premier cas a été rapporté en 1987, mais le système de surveillance mis en place par la suite n’était pas à la hauteur et nous ne pouvions pas avoir une idée précise de la situation. Ensuite les gens ont supposé que le taux de prévalence devait être entre 5 et 6 % en 2002 puis en 2004. Certains ont prédit que le taux d’infection serait de 16 % et que la Papouasie-Nouvelle-Guinée compterait 200 000 personnes séropositives en 2015.

Soutien. Selon Nick Dala, le gouvernement s’est véritablement engagé politiquement. « C’est sans compter le soutien que nous avons reçus de nos partenaires et donateurs » ajoute encore ce dernier. « Tout cela a permis de renforcer le système de surveillance, de mieux comprendre les moteurs de l’épidémie. Nous avons maintenant de meilleures données en zone rurale et en zone urbaine depuis 2008 et je pense que la prévalence du VIH est de moins de 1 %, en fait, c’est 0,9 %. »
Dans cet archipel, 30 % de la population vivent dans la pauvreté absolue dont 15 % qui se débrouillent comme ils le peuvent dans plus de 200 quartiers de squatteurs. Mais la pauvreté n’empêche pas la tradition de l’offrande, qui semble aggraver la situation.



28/05/2012
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