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Trois communes se mettent au tri sélectif


 
Les déchetteries de Bourail, de La Foa et de Boulouparis ont ouvert leurs portes au public le lundi 3 janvier. Désormais, la population de ces communes va devoir changer ses habitudes et trier ses déchets dans les bennes réservées à cet effet.

 

 

3 000

Le tonnage des déchets de Bourail et La Foa est estimé à 2 000 tonnes/an. Celui de Boulouparis à 1 000 tonnes.

 


Bourail, La Foa, Boulouparis, trois communes sur les huit que compte le SIVM Sud (Syndicat intercommunal à vocation multiple) ont délaissé, sans regret et au même moment, leurs vieux dépotoirs en ce début d’année. Depuis le 3 janvier, en effet, ces sites où s’amoncellent des déchets de toutes sortes sont condamnés. Ils feront l’objet, à terme, d’une réhabilitation.
En attendant, ils ont fait place à des CTT (Centres de tri et de transit). Ces nouvelles infrastructures, classées ICPE (Installations classées pour la protection de l’environnement) ont pour objet d’amener l’usager à ne plus entasser les déchets de différentes natures au gré de son humeur, et ceci afin de limiter au maximum l’impact sur l’environnement.

Utiles. Trois jours après leur ouverture, le message semble être plutôt bien passé. Ce qui ne surprend pas outre mesure Christophe Schall, le directeur du SIVM Sud. « Pendant leur construction, les déchetteries étaient ouvertes à tout vent. Pourtant, personne n’est venu les souiller. La plupart des gens ont, je pense, pris conscience de leur utilité », constate-t-il.
Bien sûr, en ces premiers jours de fonctionnement, certains utilisateurs sont un peu désorientés. Ainsi à Boulouparis, Franck Castagne, un commerçant de la commune, a préféré venir en repérage jeudi dernier. « Je suis venu me renseigner auprès du gardien pour savoir à quels moments la déchetterie est ouverte, comment répartir mes déchets, et les quantités que je suis autorisé à amener. Avant je déposais piles et batteries dans les stations-service. Pour le reste, j’essayais de faire le plus propre possible. » Et d’ajouter : « L’ouverture de cette déchetterie est une très bonne chose à la fois pour l’environnement et pour l’esthétisme. »

Cette déchetterie est une très bonne chose à la fois pour l’environnement et pour l’esthétisme.

De son côté, José Moareho, le gardien du site de Boulouparis, a déjà totalement intégré sa fonction. « Les gens ne savent pas encore trop bien où déposer leurs déchets. Ils tâtonnent. Alors je les guide, je leur explique à quel usage est réservée chaque benne. Et puis j’en profite pour les sensibiliser au respect de l’environnement. »

Transfert. Ainsi donc, José Moareho accompagne ses « clients » (la déchetterie est gratuite) vers la benne destinée à accueillir les métaux, ou bien vers celle réservée aux gravats, ou encore celles qui réceptionnent pneus ou tout-venant. Quant aux piles, aux batteries et aux huiles, des bacs plus petits, situés à proximité du local administratif, tendent les bras aux usagers.
Un peu à l’écart, un espace est réservé aux déchets verts. Dans un premier temps, ceux-ci seront seulement broyés. Mais dans un avenir plus ou moins proche, il est prévu d’en faire du compostage.
Une fois les bennes pleines, elles sont transférées vers des centres agréés où les matériaux sont stockés, traités ou recyclés (Gadji). Pour ce qui est des ordures ménagères, en revanche, la collecte se poursuit comme par le passé.
Après Bourail, La Foa et Boulouparis, Thio devrait ouvrir son CTT au cours du second semestre 2011.

R.B.

 

C’est quoi le SIVM ?

 Le SIVM Sud, créé en 1973, est dirigé par Christophe Schall. Il réunit huit communes : Païta, Boulouparis, La Foa, Farino, Sarraméa, Moindou, Thio et Bourail. Chacune d’entre elles est partie prenante dans le Syndicat intercommunal à vocation multiple selon ses activités propres. Autrement dit le SIVM leur propose un « service à la carte ». Ainsi, elles sont toutes concernées par le traitement des ordures ménagères, à l’exception de Païta.
Les autres secteurs d’intervention du SIVM sont : les centres de secours, le matériel de manifestation (podiums, tribunes, barrières...), la capture d’animaux, la lutte contre la dengue et la leptospirose, les transports scolaires, l’électrification rurale et la livraison en eau.
La structure, dont le budget annuel s’élève à environ 1 milliard de francs (subventions Etat-province et recettes propes), est administrée par un comité syndical regroupement deux membres par commune. Son président actuel est Philippe Gomès.

 


10/01/2011
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