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Un nouveau lycée professionnel d’ici 2014

Article paru dans les Nouvelles Calédoniennes le 2 avril 2009

Remarque d'Elisabeth : Eh bien les choses bougent dans le bon sens au pays ! C'est encourageant ! Non ? Qu'en pensez-vous ?



Un nouveau lycée professionnel d’ici 2014

Très attendu, le futur lycée du Mont-Dore semble enfin sur les rails, après une première réunion de travail, cette semaine, entre le vice-rectorat, le haussariat et la mairie. D’une capacité de 600 élèves, l’établissement proposera CAP, bacs pro et BTS, notamment dans les filières Environnement et Electronique. Il inclura un internat de 100 places.

L’arlésienne est en passe de se concrétiser. Mardi après-midi en mairie, une première séance de travail a réuni Ives Melet, le vice-recteur, Béatrice Stéphan, la secrétaire générale adjointe au haussariat, et Éric Gay, le maire du Mont-Dore. Les trois partenaires ont enfin commencé à dessiner le projet du futur lycée du Mont-Dore, dont la réalisation a été actée au Comité des signataires, fin 2008.
« Une phase de réflexion et d’études », précise le vice-recteur, qui a dévoilé un premier jet du projet pédagogique : « Il s’agira d’un lycée professionnel, avec 35 classes, du CAP au bac pro, ainsi que des BTS. Soit environ 500 élèves pour une capacité de 600 places. Il y aura aussi un internat de 100 places. »
Ives Melet énumère les filières envisagées : maintenance des véhicules, maintenance de matériels de travaux publics, électronique (réseaux de télécommunications, alarmes, domotique...), métallerie et chaudronnerie, entretien industriel, et enfin tout un pan consacré à l’environnement et à l’hygiène (traitement des déchets, assainissement, énergies renouvelables...). « Ce sont des secteurs émergents en termes d’emplois pour l’avenir. La filière électronique est par exemple très demandée et n’existe pas encore en Calédonie », souligne le vice-recteur.
Ces pistes pédagogiques devraient être validées d’ici six mois. « Nous souhaitons d’abord recueillir l’adhésion du gouvernement et de la mairie. Mais il est très probable que l’on se dirige vers ce schéma », poursuit Ives Melet.
Ce lycée répondra à « un vrai besoin dans la voie professionnelle publique en Calédonie ». À chaque rentrée, en effet, les places font cruellement défaut dans le public, le privé sauvant les meubles.

« Une extension aux filières générales et technologiques sera possible d’ici dix ans, en fonction de l’évolution de la population »

Initialement, le lycée du Mont-Dore devait offrir 1 200 places, comme celui du Grand Nouméa. Ce n’est plus d’actualité, au risque de voir le projet taxé de « demi-lycée ».
« Une extension aux filières générales et technologiques sera possible d’ici dix ans, en fonction de l’évolution de la population et des besoins. Mais aujourd’hui, il ne manque aucune place pour ces élèves », estime le vice-recteur.
La construction du lycée, qui devrait coûter « entre 2 et 3 milliards de francs » selon le vice-recteur, sera entièrement financée par l’État, assure Béatrice Stéphan : « Le lycée du Mont-Dore est compris dans la dotation globale de compensation, dans le cadre du transfert de l’enseignement secondaire. »
Mais la volonté d’une construction HQE (haute qualité environnementale) impliquera un surcoût qui devrait incomber à la Calédonie. Tout comme l’extension potentielle de l’établissement, dont le financement n’est évidemment pas à l’ordre du jour.
À titre de comparaison, le lycée du Grand Nouméa avait coûté 3,3 milliards. A noter que l’indice BTP 21 a progressé de 40% sur dix ans.
Après une phase d’études et un concours d’architecture, le lancement des travaux du lycée du Mont-Dore est envisagé en 2011, pour une ouverture espérée en 2014.

  La mairie amène le terrain 
Fait rare, c’est la mairie du Mont-Dore qui met à disposition du vice-rectorat, maître d’ouvrage, le terrain du futur lycée. Situé à Saint-Michel (à proximité immédiate du centre-ville de Boulari), le terrain, aujourd’hui entièrement naturel, s’étend sur douze hectares en bordure de la route provinciale. Cinq hectares de forêt primaire et de mangrove seront protégés. Un environnement sensible qui pourra servir de support aux pratiques pédagogiques.
Le compromis de vente du terrain a été signé en fin d’année dernière pour un montant de 220 millions. Sa surface très vaste permet d’envisager sans problème une future extension de la capacité du lycée. En faisant sauter ce verrou foncier, après sept ans de recherches et notamment l’échec de l’acquisition d’un site coutumier à Saint-Louis, la ville du Mont-Dore s’assure ainsi l’accueil de son premier lycée. « Si cela n’avait pas été le Mont-Dore, une autre commune aurait amené le terrain », reconnaît le vice-recteur. « Cet outil pédagogique est nécessaire au développement de la commune. Il permettra de réduire les temps de déplacement de nos jeunes », se félicite le maire, Éric Gay.
Après une réunion de travail, Éric Gay, Béatrice Stéphan et Ives Melet sont allés voir le site du futur lycée, mardi après-midi. - Delphine Mayeur

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02/04/2009
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