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Unis dans une même foi Province Îles - Lifou

Mar 26 Avr 2011 |20:00, Les Nouvelles Calédoniennes.


 
A Lifou, le week-end de Pâques est chaque année l’occasion d’un grand rassemblement de toutes les paroisses de l’île. Cette année, la tribu de Jozip a accueilli la convention protestante, également ouverte aux catholiques.

La tribu de Jozip se préparait depuis un an déjà à cet événement. Le grand rassemblement de la convention religieuse protestante est devenu œcuménique au fil du temps, puisque les tribus catholiques y participent également.
Le temple était trop petit dimanche pour une célébration de cette ampleur. Les cultes se sont donc déroulés sous le « iadradrahë » (immense préau couvert de feuilles de cocotier). Plus de trois mille personnes ont participé au culte matinal célébré en drehu et en français, sans oublier tous ceux qui ont suivi la retransmission à la radio.

 Organisation. Samedi, les trente-six tribus de Lifou et Tiga ont été accueillies dans les familles de Jozip : gestes coutumiers, chants, danses, ont été suivis d’un repas. « On se prépare depuis plusieurs mois pour accueillir nos invités, déclare Marie. Ensuite, ce sont eux qui cuisinent ce qu’ils ont apporté, nous leur mettons la maison à disposition. C’est un moment de partage et d’échange. »
Levés à 3 heures du matin pour préparer les bougnas du dimanche midi, les paroissiens ont célébré la Sainte Scène dès 5h30. La veille au soir était consacrée aux jeunes à travers des jeux bibliques, des chants et des danses.
À 8 heures, les paroisses ont défilé jusqu’au lieu de culte pour célébrer la résurrection du christ. Petits et grands, jeunes et vieux, ont marché derrière le drapeau de leur tribu avant d’entrer sous le « iadradrahë ».
Les futurs mariés de la grande chefferie Zeoula ont fermé la marche et assisté aux célébrations, bien que de confession catholique. « La Convention est un moment pour fédérer tous les chrétiens, explique le diacre Maurice Haeweng. Catholiques ou protestants, nous appartenons à la même communauté. »

C’est un moment pour fédérer. Catholiques ou protestants, nous appartenons à la même communauté.

Repas. Dans chaque lieu d’accueil, des femmes et des hommes sont restés préparer le repas de midi. Les hommes s’occupent de la viande, les femmes épluchent les légumes, chacun écoute le culte retransmis sur Radio Djiido : « Être à la cuisine ou au temple, pour moi c’est pareil. Je m’imprègne des paroles prononcées. La foi sans œuvre ne vaut rien, ni les œuvres sans foi : c’est lié », explique Magao.
Même constat de Mérié, pour qui ce rassemblement religieux n’est pas une affaire de représentation mais l’occasion « de faire vivre sa foi à titre personnel. » Pour Henri, « la Convention est un moment fort qui permet de rassembler tout le monde autour de la paroisse, garante de la tribu. Les jeunes voient la force que ça représente, le respect envers les vieux et l’Eglise. Ils voient que tout Lifou est concerné. Être engagé dans la religion les insère dans la communauté et évite qu’ils se laissent aller à l’alcool ou au cannabis. »

Engagement. Dimanche après-midi, les tempérances, ces chants d’appel en drehu, incitaient les adultes à se lever et à s’engager davantage dans la vie de la paroisse et dans la religion : promesses, repentir, engagement. Tard dans la nuit, la paroisse de Jozip a remis le drapeau à la tribu de Hnacaöm qui accueillera la Convention 2012.
Le calendrier des prochaines Conventions est déjà établi jusqu’en 2025.

 

Xepenehe meilleure chorale

Chaque année, le concours de chorales est un moment fort de la Convention. Un an auparavant, lors de la Convention de Kedeigne, cinq paroisses ont été désignées pour participer au concours. Le texte biblique sur la vie de Josué était imposé, à charge à chaque chef de choeur de se démarquer par son interprétation. Les choristes, vêtus aux couleurs de leur tribu, ont fait preuve d’une réelle maîtrise vocale. Chaque chorale, de vingt à quarante participants, rassemblait les générations, avec aux premiers rangs, les enfants aux côtés de leurs parents. Des mois de répétitions pour chacun, le stress de se produire devant une assemblée de plus de deux mille personnes, puis l’attente des résultats, dimanche. Xepenehe a finalement emporté les suffrages, suivie de Tiga, Luecila, Hmelek et Wedrumel. Les deux premiers ont été invités par l’ADCK à se produire prochainement à Nouméa.

 

 



26/04/2011
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