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Deux candidats au label bio

Le 23 décembre, deux producteurs agricoles de Lifou ont été inspectés par l’association Bio Calédonia. Une étape vers l’obtention du label Bio Pasifika.


À l’initiative de l’association Bio Calédonia, la création d’un label bio en Nouvelle-Calédonie vient d’aboutir. Désormais autorisée à utiliser le label BioPasifika, l’association encadre la certification à l’agriculture biologique.
Pour ce faire, elle s’appuie sur un système de garantie participatif (SGP) qui implique des consommateurs et des producteurs. Ces derniers s’engagent alors à respecter le cahier des charges de la norme océanienne d’agriculture biologique (NOAB).

Conformité. Julien Drouin, animateur Bio Calédonia pour Lifou, Maré et bientôt Ouvéa, met en place un plan de gestion avec le producteur. « Avec cette démarche, on met en valeur la culture traditionnelle océanienne, avec des exploitations de petite taille », explique-t-il.
Pour inspecter les prétendants au label BioPasifika, l’association Bio Calédonia s’appuie sur les consommateurs et les producteurs eux-mêmes. C’est le principe du système participatif qui est mis en place : un groupe local, constitué de consommateurs intéressés par la démarche, s’engage auprès des producteurs et vérifie lors de l’inspection, la conformité avec les exigences de la norme océanienne d’agriculture biologique.
Le 23 décembre, la première inspection aux Loyauté avait lieu chez Luès Rokuad, à l’entrée de Mou. Sa vanilleraie familiale, « la Vanille joyeuse », compte environ deux mille pieds sur deux hectares. Les inspecteurs, issus du groupe local, ont visité, questionné et évalué au moyen d’une grille complexe la conformité à la norme océanienne d’agriculture biologique. Un comité de certification se réunira ensuite pour délivrer le précieux label BioPasifika. Aux Loyauté, les vanilleraies fleurissent souvent autour de la maison et son exploitation est familiale. Le producteur prend le temps de s’occuper de chaque pied en le paillant, en l’arrosant et en le surveillant régulièrement.

La démarche bio, c’est à la fois une mentalité et le souci de se demander ce que nous allons laisser aux enfants.

Pour Luès Rokuad, la démarche de certification biologique coule de source car la vanille demande du temps et de l’attention, mais pas de produits chimiques. « La démarche bio, c’est à la fois une mentalité et le souci de se demander ce que nous allons laisser aux enfants. C’est la protection des arbres, des forêts, de l’environnement et donc des gens. »

Possible. Deuxième exploitation inspectée, la ferme de Samuel Ihage, à Luecila (Waihemene). Maraîchage, vergers, élevage de porcs, nourris principalement à la pulpe de coco, le producteur croit fermement qu’une agriculture sans pesticides ni engrais chimiques est possible. « En dessous des mauvaises herbes, c’est mon champ de pommes de terre ! Ça limite l’évaporation et ainsi j’arrose moins. »
Cultures associées, paillage, choix des semences, en tâtonnant, Samuel Ihage essaie de trouver des solutions à chaque obstacle qu’il rencontre : « Cette année, j’ai planté des courgettes pour sauver mes pastèques. C’est la technique de la plante-piège : les chrysomèles ont dévasté les plants de courgettes et j’ai pu récolter mes pastèques. »
Une production que l’on retrouve sur la table du gîte familial où sa femme cuisine elle-même les produits : du producteur au consommateur. « Chez Jeannette » est d’ailleurs inscrit dans le réseau Bienvenue à la ferme, et pourra probablement bientôt garantir des produits 100 % BioPasifika. Le prochain rendez-vous du groupe local aura lieu le 19 janvier prochain, pour inspecter une nouvelle exploitation engagée dans la démarche de certification biologique. Il est aussi possible de contacter Bio Calédonia sur son site : //biocaledonia.canalblog.com



05/01/2011
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