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Pas assez de bras qualifiés


Pour les demandeurs d’emploi, c’est une bonne nouvelle. Le marché du travail leur est toujours favorable en raison des besoins sur le chantier de Vavouto. Mais attention, cette tendance risque de retomber une fois la construction achevée. Les personnes non qualifiées seront les plus touchées.

 

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Les offres d’emploi pour KNS et leur sous-traitant représentent cette année 67 % des postes offerts pour toute la province Nord.

 

Août est l’un des rares mois où le nombre d’offres d’emploi émanant du chantier de Vavouto a été inférieur à celui proposé dans le reste de la province. KNS et ses sous-traitants ont tout de même cherché à recruter 83 personnes contre 95 pour les besoins hors chantier. Soit plus de 46 % des offres. Un chiffre conséquent et pourtant en deçà des moyennes des autres mois de 2010.
Fin septembre, sur 2 667 employés des entreprises travaillant sur le site, 735 sont résidents de la zone VKP et 426 de la province Nord. À titre de comparaison, il y a un an, sur Vavouto 1 052 personnes étaient employées, dont 564 de VKP et 112 de province Nord.
En toute logique, puisque nous sommes toujours en phase de construction, les offres concernent en majorité le secteur du bâtiment, des travaux publics et de l’extraction. Il est suivi de près par le transport et la logistique. Au mois d’août, ces deux secteurs ont représenté plus de 50 % des offres en province Nord, soit 80, dont 64 en provenance de Vavouto.
Le secteur des services aux personnes et à la collectivité et celui de la distribution et de la vente ont totalisé 39 offres, dont 35 qui concernent des collectivités ou des sociétés sans lien avec KNS. Des secteurs de services qui démontrent la dynamique de l’essor économique en province Nord et à VKP en particulier qui a de plus en plus besoin de ce type d’emplois.
Ce nombre d’offres est en hausse depuis le début de l’année. « Nous avions constaté, sur les derniers mois de 2009, une forte augmentation des nouvelles offres déposées à Cap emploi. Elle est demeurée constante », confirme Emmanuelle Kuhn, directrice de Cap emploi.

On ne pourra pas faire 100 % de reclassement à la fin du chantier.

En face ? Il y a 1 876 demandeurs d’emploi, recensés par Cap emploi au mois d’août. La majorité sont des femmes, 64 % des demandeurs, et la plupart ont moins de 36 ans (65 %). Une tendance habituelle pour l’année 2010 qui a connu un pic de demandeurs en mars avec pratiquement 2 500 personnes. « Nous avions fait une tournée de recensement pour les besoins de Vavouto », explique Emmanuelle Kuhn.
Une tournée rendue indispensable en raison des difficultés qu’il y a à répondre favorablement aux offres : les demandeurs sont trop souvent en deçà des besoins et manquent de qualification.
Le besoin de formation a donc été pris en compte par Cap emploi. D’autant que, d’ici un an et demi, avec la fin du chantier, Vavouto verra son besoin en manœuvres diminuer. Les contrats de chantier, majoritaires dans les offres (au mois d’août, en province Nord, 78 % des contrats sont à durée déterminée, dont 74,70 % à Vavouto), vont tendre à disparaître et vont sans doute pénaliser en particulier les demandeurs non qualifiés.
Le tournant risque d’être délicat à négocier. « Au moment du pic de construction, il y aura plus d’employés à Vavouto que sur l’ensemble de la province Nord. On ne pourra pas faire 100 % de reclassement à la fin du chantier », assure Emmanuelle Kuhn.
La formation semble être la seule alternative permettant d’accéder à des postes plus qualifiés. Mais à Cap emploi, on ne se leurre pas, les années à venir seront difficiles. Les secteurs les moins qualifiés seront toujours trop sollicités. « Les choses évoluent. Les jeunes en veulent. Mais il faudra attendre une génération pour espérer atteindre notre objectif, à savoir un personnel 100 % local. »

Marjorie Bernard

 

Explorer de nouveaux métiers

Cap emploi a des difficultés à placer ses demandeurs. Ce ne sont pourtant pas les offres qui manquent. Et inversement, les entreprises ont du mal à trouver de la main-d’œuvre. Le problème ? L’offre ne correspond pas à la demande. La majorité des demandeurs, 79 %, ne sont pas qualifiés : 41 % ont un niveau CAP ou BEP, 5 %, un niveau BEPC et 32 % n’ont pas de diplôme. Ils cherchent plutôt des emplois de service, comme femme de ménage, dans le BTP ou dans l’administration. Actuellement, avec le chantier de Vavouto, un certain équilibre a été trouvé, mais ensuite ? Côté entreprises, on a besoin de personnel qualifié. Alors Cap emploi organise des formations en adéquation. Pour plus de réalisme, ils vont lancer davantage de formations en entreprise. Encore faut-il que les demandeurs d’emploi acceptent de les suivre, ce qui n’est pas toujours le cas. La méconnaissance de certaines professions est également mise en cause. Une bande dessinée censée expliquer les différents métiers va être réalisée par KNS, qui envisage aussi une tournée dans les établissements scolaires pour expliquer que, sur mine, il n’y a pas que du roulage. Des métiers comme l’agriculture seront également remis au goût du jour.


08/10/2010
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